ce jour là
,
quand les zombies en devanture des mégapoles
frénétiquesverront des mains amies les tirer de la
fosseoù pourrissent ,transis, les parias du
fric quand les fleurs à l’abandon sur des
cages-trottoirsresplendiront enfin aux lumières du
soleilloin de l’agonie noire où s’enlisent
ces reines quand les usines à bêtes, abattoirs de
l’humainrelâcheront leurs esclaves dans la nature
fièreet que nous reviendra, l’intelligence des
mains quand le mensonge commun, de
l’intérêt, de
l’enviedisparaîtra enfin des cervelles
violéesde cette prostitution là, et qui n’est pas
la nuit quand les lèvres gercées par le froid de
l’ennuiépouseront vraiment les paroles
expiréesde la beauté cachée des échos de nos
cris quand les temples dorés par les serfs des
dieux seront changés en dune et que
le vent nouveaurongera doucement , ce souvenir des
cieux quand les maisons muettes rouvriront leurs
persienneset leurs portes de marbre au passant
épuisépar les marches de glace qu’il gravit de sa
peinejusqu’à la calme grève, loin des
lions de l’arène quand les requins de terre à la denture
crochuenourriront les abysses de leur ventre
blindéde cette viande lasse qu’ils avalent tout
crûau nom de cette guerre qui est leur
liberté quand la colère froide reprendra du
flambeaujaillissant de ces cendres comme l’oiseau de
feuarrachant de ces griffes les antiques
drapeauxqui fleurissent au gré des palais
ambitieux quand le sentiment vrai reviendra de la
nuitau milieu de la danse des impies
solitairesquand l’eau des sources mortes ruissellera à
l’envisur les bras de poussière, dans le lit du
désert quand les oiseaux déçus de ce pays des
hommesverront leurs plumes parés des couleurs de
l’automne quand les oiseaux perdus dans la tempête
morne quitteront l’air vicié de la vicieuse
norme quand les oiseaux déçus de ce pays des
hommesverront leurs plumes parés des couleurs de
l’automnenous renaîtrons
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Date de création : 14/12/07 / Dernière mise à jour : 27/01/08 14:27 / 3 articles publiés